Requiem por la ciudad de los canales

Lille, Francia, 2019
04/05/19

REQUIEM FOR THE CITY OF CANALS

 

Requiem for a city which travels on water,

Which slid, silently, surrounded and decorated by mountains,

Along very clear canals which led to the central Zócalo neighbourhood of Mexico City.

A city of trajineras, colourful flat-bottom boats, which now sit well-back from the shores,

Aquatic vehicles for celebrating in movement,

A reminder of this city which knew how to breathe and never worried about water,

Of this city of volcanoes, yet now almost always hidden,

Of a valley which we no longer see,

Blotted behind polluted smoke and vapours,

Of a lake, tubed and dry, which no longer roars and is only heard in case of a seismic tremor.

 

Ode to a place full of palaces and rivers, now dissected, which gave way to a place of obstructed roadways,

To the death of a city which knew how to float, flower, and bestow its streets with oxygen,

Today, we start the search for the city, sounding the alarm,

Today, we give it a name, an emergency call,

So, the legend and the landscape reappear,

Arriving from a vehicle for memory,

From those who want to keep moving

Not against the landscape, 

But with it.

REQUIEM POUR LA VILLE DES CANAUX

 

Requiem pour une ville qui a voyagé sur l’eau,

Qui a glissé, silencieuse, entourée et décorée de montagnes,

Sur des canaux de toute clarté qui arrivaient jusqu’au quartier centrique du Zócalo à México.

Une ville de trajineras, des embarcations colorées à fond plat, désormais en retrait sur les rives,

Des véhicules aquatiques de célébration en mouvement,

Un rappel de cette ville qui savait respirer et n’avait jamais à se soucier de l’eau,

De la ville des volcans, désormais presque toujours cachés,

D’une vallée que nous ne voyons même plus,

Tapie derrière les fumées polluées et les vapeurs,

D’un lac entubé et sec qui ne rugit et ne se fait plus entendre qu’en cas de secousse sismique.

 

Ode à un endroit plein de palais et de fleuves, désormais disséqué, qui a cédé place à des voieries obstruées,

À la mort d’une ville qui savait flotter, fleurir, courir et doter ses rues d’oxygène,

Nous partons aujourd’hui à sa recherche en tirant la sonnette d’alarme,

Nous la nommons aujourd’hui, c’est un appel d’urgence,

Pour que puissent resurgir la légende et le paysage,

En provenance d’un véhicule de la mémoire,

De ceux qui souhaitent pouvoir y circuler

Non pas à l’encontre du paysage, 

Sinon avec lui.

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Concepto

Descripción

 
 

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© Betsabeé Romero